22/03/2015 – La Seine-et-Marne, ça vous gagne!

84,4 km – 3:20:33 – 25,2 km/H moyenne – 859m D+

Binôme jusqu'au bout

Binôme jusqu’au bout

Après un week-end off, la semaine dernière pour ma part (François ayant roulé seul sur le parcours du Toboggan 95), il était temps de s’y remettre.

L’objectif des 150km se rapprochant à grand pas, car initialement prévu pour samedi 28 mars, nous avons décidé de rouler court mais en essayant de gérer au mieux notre course.

Bon on avait d’autres raisons également: François roulait avec sa nouvelle selle et je testais la nouvelle boisson ISO+ de chez Décathlon (qui fera le sujet d’un article court prochainement).

Et puis nous avions tout deux des repas de famille à 13h ce qui nous imposait de ne pas rentrer trop tard.

Rendez-vous fixé à 08h30 devant chez mon binôme pour un départ dans la foulée. Après être aller voter, en vélo et en tenue, je rejoins notre point de départ. La température est fraîche pour ne pas dire froide et le ciel est très couvert. Du gris, du gris, du gris… Le vent est là aussi… Tout pour être heureux.

Le ciel est un poil chargé

Le ciel est un poil chargé

Comme le parcours de 150km que nous projetons de faire le week-end prochain serpentera dans le Vexin, nous avons décidé (ou plutôt, j’ai décidé!!) de partir de l’autre côté vers la Seine-et-Marne. Pour changer un peu.

Nous rejoignons donc la D909 à Montlignon pour gravir la montée du Château de la Chasse, très prisée le dimanche matin par les cyclos. Sur le 34 dents, la moulinette se met en marche pour s’échauffer dans les règles. Pour faire écho à une discussion avec Baptiste, nous avons décidé de ne jamais regarder la vitesse moyenne, pour ne pas influencer notre rythme.

Ah non! Pas par là...

Ah non! Pas par là…

La montée se passe donc tranquillement. Une fois redescendu de la forêt, la route nous mène à Moisselles puis Attainville pour nous faire passer dans la fameuse « Plaine de France » et ses portions de dalles de ciment. N’étant plus abrités, nous sentons le vent de face et de 3/4 face qui souffle aux alentours de 40km/h. C’est assez fatiguant et nous déroulons les jambes toujours en tournant un maximum pour éviter de forcer et donc de nous cramer. La ballade face au vent dure un moment (d’Attainville jusqu’à Mareil-en-France).

Qui avait dit que ce serait facile aujourd’hui? Certainement pas moi… Car oui, 84km c’est court mais ça peut-être épuisant.

Pause technique

Pause technique

La D9 nous fait arriver jusqu’à Chateney-en-France avec sa montée que l’on négocie en douceur, sans forcer… Aujourd’hui les dérailleurs vont avoir du boulot car avec les côtes et le vent, va falloir choisir le bon développement!

Descente sur Puiseux-en-France et direction Vemars, le vent se fait toujours sentir mais on rigole et on commence à discuter de la sortie de la semaine prochaine. Le revêtement est bon et c’est déjà ça de gagné.

Quelques kilomètres après Vemars, nous basculons en Seine-et-Marne sur la D26 en direction de Moussy-le-Neuf. Le village est sympathique mais ses routes le sont beaucoup moins car un grand nombre de passages pavés vient ralentir notre progression.

Quel LOOK!!

Quel LOOK!!

Nous quitterons la D26E juste en entrant dans Beaumarchais sur notre gauche afin de rejoindre Plailly. A ce moment précis, comme nous avons tourné, le vent devient favorable. Nous pédalons avec aisance mais nous restons concentrés car, ici, le vent peut changer rapidement et nous mettre dans une situation délicate.

Point important, mais nous en reparlerons dans un article, François s’est arrêté deux fois pour régler sa selle au mieux.

L’arrivée à Plailly se fait sans encombre et les jambes sont plutôt en bon état aujourd’hui même si elles ont forcé en début de sortie. Nous enchainons sur la D922 en traversant Survilliers (et sa petite montée) puis Fosses. Attention à la traversée de la D1017, le rond-point au croisement est dangereux.

Fosses sera vite traversée car en vitesse instantanée on peut lire 45-46km/h, résultat de l’équation « vent dans le dos + route en dénivelé négatif ». Et honnêtement, ça fait plaisir.

Puis nous remontons, toujours sur la D922, par Bellefontaine (où j’avais crevé lors d’une sortie hivernale) puis Luzarches.

La sortie de Luzarches nous fera prendre la « route de Roquemont modifiée » et sa montée à 8% maxi. Nous doublerons quelques cyclos aux vélos improbables: Roues ZIPP carbone profilées,etc… Ca fait rêver certes mais je pense, pour ma part, que ce type d’équipement était inadapté pour les conditions venteuses du jours (car là avec un vent de côté, ce n’est plus 80cm d’écart que l’on fait mais 1-1,5m!!)

La portion un peu dure du parcours est celle qui nous attend. La D909 que nous empruntons au pied du Golf de Montgriffon est en faux plat montant et nous devons la prendre sur le 34 à l’avant, on a toujours l’impression d’arracher le bitume.

On a la dalle... de béton!

On a la dalle… de béton!

La trace GPS nous fait prendre un petit chemin qui tient plus du cyclo-cross que du cyclisme sur route pour rejoindre Belloy-en-France puis Villiers-Le-Sec par la D85, toujours avec le vent de face (normal, on a rebirfurqué!).

Le retour sur Attainville se fait à nouveau sur les dalles de béton et pour une fois, le vent nous est encore favorable, ça roule pas mal sans forcer.

Le chemin est quasi-identique qu’à l’aller. Nous remontons vers le Château de la Chasse pour aller chercher la dernière difficulté du jour: la montée, non moins fameuse, des Cars Roses aka la « rue des Métigers ».

Sauf qu’aujourd’hui, avant de l’attaquer, nous nous faisons doubler un missile de croisière. Un cycliste fin et élancé sur un LOOK 695 rouge du plus bel effet, nous double.

On repart où bien??

On repart où bien??

Sans vouloir le suivre, nous accélérons pour savoir comment il va négocier cette fameuse montée qui nous sèche quasiment à chaque fois.

Résultat des course, il n’a pas l’air « d’en chier » le gazier… Il est même plutôt souple. Nous pensons, avec François, qu’il gère son effort dans la montée pour en garder sous la pédale. Comment fait-il? Mystère, mais chose certaine, c’est que nous tenterons de percer ce secret.

2015_03_22-10

Au final, une très bonne sortie avec beaucoup de plaisir même si le vent s’en est mêlé au début. Le soleil nous a même gratifié en fin de parcours de sa compagnie. Prochaine sortie: 150km…

Seule ombre au tableau, Météo France annonce du vent à 60km/h en rafale pour le week-end prochain… A suivre…

Tracé du parcours

Précédent

08/03/2015 – V’là le printemps…

Suivant

28/03/2015 – 150km? C’est fait…

10 Commentaires

  1. Encore une belle sortie, en plus commencée par un vote en tenue de cycliste (ça, ça valait la photo !!!… chiche, avec le maire au second tour?!!!). Votre duo semble toujours parfaitement huilé.
    Maintenant c’est le grand saut, le 150k ! Je vous souhaite deja une belle météo et pas trop de vent, ça peut vraiment être flinguant surtout sur une longue sortie. Si vous n’arrivez pas à faire les 150k ou si la météo est trop mauvaise, c’est pas le bout du monde, y’aura d’autres opportunités à tous les coups !
    Et n’oubliez pas le plus important: la bière de la victoire qui vous attend dans la dobloche pour le retour !!!!!!
    Soyez forts les gars, je penserais à vous !

    • FG

      La photo avec le maire, ça peut se tenter ça, va falloir que je regarde ça de près LOL.

      Oui c’est le grand saut ce week-end, même si la météo n’est pas au top (pour le moment car on sait tous que ça peut changer dans les dernières 24h). S’il pleut c’est pas grave, le plus pénible c’est le vent effectivement. Donc on fera un point météo vendredi pour voir ce que l’on fait.

      Mais tu as raison, ce n’est pas la fin du monde et ce n’est que partie remise si jamais on ne peut pas le faire ce week-end. En tout cas, on est décidé à mort et gonflé à bloc 🙂

  2. franco

    ha bien vu la sourie qui te mate le c…
    pendant que vous pédalez ,tsss mais y vont toute me les faire
    remarque si ça peut vous inciter a rester plus longtemps sur la selle ,pourquoi pas hi hi
    bon sinon une bonne balade de mise en condition pour le 28 hein les gars ,ça fait quoi 60 bornes a peu prêt aprés un raid comme celui là c’est a dire une bonne pause casse croute un bon coca est ça repart …
    pour moi c’est toujours 2 croques monsieur que j’emporte dans le sac a dos ça prend pas trop de place ,sinon y a toujours une boulangerie qui fait office de ravito ,chose qu’il ne faut pas négliger sur du long avec ça tu rajoute un gel tous les 100 bornes et tu traverse la france .hum enfin le département
    bon je vous sent bien motivé pour le défit alors yapluka les copains….

    • FG

      HAHAHAHA, je me suis poilé en lisant ta première phrase. 😀
      Généralement, on ne fais pas de pause… Normal tu me diras puisque les distances sont courtes hi hi…
      Les 60 kilomètres de rab devraient se faire et puis si jamais, on les fera au moral comme on dit.
      Pour la bouffe, en principe, on prépare des sandwich salé pour être moins écoeurés possible (à cause du sucre) mais j’avoue que les croques-monsieur j’y avais pas pensé. Je le note mon Franco.

      On est motivé mais la météo a l’air d’être vraiment pourav pour ce week-end… On fait un point avec Anais Baidemir demain dans la journée mouahahahah 😉

  3. Salut la Team, je croise les doigts pour vous pour le 28…
    Aujourd’hui j’ai douillé cher, (165) après un départ idéal; gelée blanche mais j’avais pas froid.
    Petit crachin qui ne nécessite pas de mettre l’imper au bout de 60 km… mais crachin qui en fait m’a trempé et s’est intensifié et m’a accompagné pendant 90 km… ça c’est calmé juste pour les 15 derniers, mais en plus le vent s’est levé à 75 km…. et soit de face soit de côté, pour les 90 restant….
    mort à l’arrivée.

    Par contre l’ISO+, c’est top, les jambes ne m’ont pas lâchées par les kilomètres c’est le froid et le vent qui m’ont tué…

    Leçon que je retiens, prendre une seconde paire de gants, parce qu’une fois trempés, certains freinages sont hasardeux, ainsi que même des changements de braquet. Et mettre l’imper même si c’est un petit crachin 🙂

    cr demain, là je suis cassé^^

    • FG

      Salut Gégé.

      Whaou alors là chapeau car 165km, déjà dans mon esprit, c’est loin mais par les conditions que tu décris, c’est un exploit.

      Le pire ennemi du cycliste c’est le vent de toute manière même si la pluie c’est désagréable, le vent te casse les jambes. Sauf que lorsque tu fais 165km et que ça t’arrive au km 80, il te reste la même chose à faire.

      En tout cas super, Gégé. Un grand bravo.

  4. Mais c’est quoi ce titre mensonger : tout juste 10kms en Seine et Marne :p

    et fait de longues distances avec le vent peut être problématique, surtout en Ile de France où les abris sont rares, dont il faut bien choisir son sens de parcours afin de revenir avec le vent de dos

    horrible la dalle de béton, il y a une partie comme ça vers Lognes, heureusement c’est court

    • FG

      Lol oui, on n’a fait que 10 km dans le 77 mais au final ça nous a beaucoup plu hahahaha. Les dalles en béton c’est vrai, c’est l’enfer surtout quand c’est en faux plat montant avec vent de face 😉

      Pour la question du vent, il est clair que c’est l’ennemi du cycliste et par ici, le vent tourne facilement.un départ vent de face ne signifie jamais retour vent dans le dos… alors on fait avec hahaha le côté positif, c’est que ça fait travailler les jambes.

Laisser un commentaire

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén